A 20 km à vol d’oiseau du Smart Village décrit hier et à 40 du centre du Caire, se trouve le marché aux chameaux de Birqash.

gamal-1.jpggamal-2.jpggamal-3.jpgL’ancien marché aux chameaux d’Imbaba a été déplacé en haut d’une colline pelée, au Nord Ouest de la capitale, dans le gouvernorat de Gizé. Sans guide et sans GPScadavres1.jpg il faut bien une bonne heure pour y accéder par une route qui ne se souvient même pas avoir connu le goudron dans des temps plus glorieux. Il parait que les chameaux arrivent par camions de l’Ouest du Soudan ou du Sinaï. On comprend mal alors pourquoi certains sont si maigres voire même n’arrivent pas, comme en témoignent les bas-côtés de la route. D’ailleurs dans les derniers kilomètres, on peut avantageusement compenser l’absence de GPS en utilisant ses narines…

Autant dire qu’il n’y a pas beaucoup de japonais à Birqash ; nous étions même les seuls touristes. Ce qui nous a permis de papoter avec les chameliers autour d’une tasse de thé et devant la magnifique télé (écran 45 cm avec satellite) qui honorait la boutique de l’un gamal-4.jpggamal-5.jpggamal-6.jpgd’entre eux. Un grand moment d’humanité fut le dernier quart d’heure de la moussalssala (série) du matin, dont le thème, apparemment récurent, est celui d’une sorcière (actuelle) qui fait revenir les maris égarés à l’aide de formules magiques…Le dénouement approchant, les visages anxieux se pressaient à l’entrée de la baraque pour s’enquérir d’une issue courue d’avance, mais tellement bonne à voir : le retour du mari…encore mieux que Desesperate Housewives !