Skip to content

week end à Alexandrie

18 février 2008

arrivee.jpgEn trois heures de route ou de train, on atteint Alexandrie depuis le centre du Caire aussi simplement qu’un parisien va à Deauville. Avec plus de quatre millions d’habitants, la ville ne ressemble pourtant pas à une station balnéaire de Normandie. La deuxième ville du Saïd, comme on l’appelle parfois pour évoquer les émigrés de l’intérieur, venus de Haute-Égypte , est aussi tout à fait différente de la capitale.

Peut-être parce qu’un vent marin la ventile de façon radicale. A notre arrivée on peut même dire que c’était la tempête. On découvre cependant vite que ce vent n’est pas chargé que d’embruns, les industries chimiques étant très nombreuses autour de la ville.

baie-3.jpgbaie-2.jpgbaie-1.jpg

 

(je sais, mon panoramique n’est pas raccord, je ferai mieux la prochaine fois).

Peut-être aussi parce que le front de mer, entièrement privatisé, est d’une propreté assez rare dans le pays. Un nouveau gouverneur, très axé sur "l’initiative privée" a d’ailleurs confié le nettoyage de la ville à une certaine Véolia… Mais seules les grandes artères du centre ont droit à un ramassage en règle. Dès que l’on atteint les faubourgs, on retrouve les décharges sauvages, et les rives de tous les canaux sont inondées d’ordures.

Peut-être aussi le charme de ses vieilles maisons, datant de l’ère coloniale, arborant souvent des couleurs vives…Ou tout simplement cette baie magnifique qui fit rêver plus d’un conquérant, et pas seulement celui qui a donné son nom à la ville.

L’exposition "Impressions d’Alexandrie" à la bibliothèque (reportage à venir) retrace l’histoire de la ville à travers les images qu’en bombardement.jpgont fait les "autres", souvent liés aux envahisseurs. Ci-contre le bombardement du port par messieurs les anglais en 1882, bombardement qui fut accompagné de massacres sans nom de la population. Si on fait le compte, la ville n’est gouvernée par des égyptiens que depuis une cinquantaine d’années, comme le reste de l’Égypte d’ailleurs. Cela devrait nous rendre moins arrogants dans nos commentaires sur les difficultés de ce pays à trouver le chemin d’un développement démocratique, nous qui, deux siècles après la Révolution, sommes capables de mettre un Sarkosy sur le trône…

Pour revenir aux charmes d’Alexandrie, celui de la terrasse du Clud Grec, un restaurant tout près de la citadelle, n’est pas des moindres. On y supporte allègrement les petits 15°C de cette fin d’hiver, pour déguster ses plats de poisson et pour admirer une vue magnifique sur la baie du vieux port.nuit-1.jpgnuit-2.jpgnuit-3.jpg

About these ads
One Comment leave one →
  1. nicolas th. permalink
    21 décembre 2009 22:24

    Intéressant, mais pour découvrir cette ville, il est conseillé de se promener à pied dans les vieux quartiers ( Chatby, Camp-César, Ibrahimiyye, Sporting( Al Riyada) … flâner en contemplant les immeubles délabrés et en se disant que cette ville mérite un meilleur sort si les édifices étaient restaurés.
    Ya khesara !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 120 autres abonnés

%d bloggers like this: